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La réforme de l’accès aux études de santé entre en application à la rentrée universitaire 2020, faisant suite à la loi Santé du 4 juillet 2020 et des décrets et arrêtés du 4 novembre 2020.

La réforme de l’accès aux études de santé

Cette réforme d’ampleur modifie en profondeur la modalité de recrutement dans les filières de santé « MMOP » (médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie).

La Première Année Commune des Etudes de Santé (PACES), née en 2009, disparait pour donner place partout en France au Parcours Accès Santé (PASS) et aux L.AS (Licences Accès Santé). Ces évolutions PASS et L.AS font suite aux expérimentations nées depuis 2015 (PluriPASS, PACESOne, UBOPASS, AlterPACES). Aujourd’hui, 112 sites universitaires accueillent 35 PASS (Licence avec majeure santé et options ou mineures d’autres disciplines) et plus de 450 L.AS (Licence avec majeures de disciplines non santé et options ou mineures santé) pour préparer les étudiants à entrer en deuxième année MMOP mais aussi à la poursuite de leurs études universitaires en-dehors des filières de santé.

L’entrée dans les filières MMOP va rester très sélective. Ainsi, la préparation des étudiants à poursuivre leurs études dans d’autres filières de l’université constitue un atout majeur pour ceux d’entre eux qui n’intégreront pas les filières MMOP. Cela leur permettra de valoriser en tous les cas l’investissement de travail réalisé pendant un à deux ans. Les filières de santé PASS et L.AS vont également bénéficier d’innovations pédagogiques majeures : le non redoublement en cas d’année validée ;  la possibilité d’offrir une seconde chance pour entrer en MMOP en deuxième année L.AS ; la possibilité d’intégrer des oraux dans les processus de sélection en complément des évaluations écrites ; des filières L.AS accessibles depuis des universités sans composantes en santé. En outre, cette réforme renforce la nécessaire coordination avec le processus d’orientation PARCOURSUP d’entrée à l’université. Enfin, la réforme institue la Conférence nationale qui se réunira de manière régulière pour définir les besoins et les objectifs de formation du nombre d’étudiants dans les filières MMOP.

La suppression du numerus clausus transfère la compétence des ministères vers les universités, de la détermination du nombre d’étudiants à admettre en deuxième année des filières MMOP. Les limites des capacités de formations des futurs professionnels de santé imposeront le maintien de chiffres peu différents des années précédentes.

Une présentation de la réforme est visible sur le site du ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation .

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