Les stages

Les stages dans le cadre des études médicales sont au coeur de la formation du troisième cycle mais commencent dès le deuxième cycle. En deuxième cycle, les étudiants ont l’opportunité d’effectuer des stages pratiques, des stages inter-CHU ainsi que les programmes d’échange SCOPE et SCORE qui sont présentés ci-dessous :

 

Stages de deuxième cycle

Les stages pratiques

Des stages pratiques prolongent les études de médecine de la 2ème à la dernière année. En deuxième cycle les étudiants en stage sont appelés « externe ». Les étudiants doivent réaliser 36 mois de stage à l’hôpital ou en milieu libéral et 25 gardes. Sous l’impulsion de l’ANEMF (Association Nationale des Etudiants en Médecine de France), un programme inter-chu pour les externes à été mis en place. En troisième cycle les étudiants sont appelés “interne” et exercent leur stage pendant une durée de 3 à 6 ans.

 

Les stages inter-CHU

Le programme inter-CHU pour les externes est un programme d’échange entièrement géré par l’ANEMF, et donc par et pour les étudiants. Les facultés fixent leurs conditions afin de l’adapter à la situation locale. Ce programme permet à des étudiants en médecine d’effectuer un stage dans un autre CHU de France durant leur externat, tout en conservant le caractère validant et rémunéré du stage. Le stage inter-CHU est quasiment gratuit de par la bilatéralité du processus. Les étudiants partant en stage inter-CHU laissent leur logement à un autre étudiant participant également au programme. Seul le transport reste à la charge de l’étudiant. Le stage dure entre quatre et six semaines en fonction de la durée habituelle des stages de la faculté d’origine. Les étudiants doivent rendre un rapport de stage à l’ANEMF et à leur faculté d’origine. Les stages sont évalués par les étudiants sur le logiciel GELULES. Les étudiants sont évalués en retour par leurs maîtres de stage d’accueil.

Le programme inter-CHU comporte de nombreux avantages pour les étudiants et pour le CHU :

– Côté étudiants : Le programme donne la possibilité aux étudiants d’effectuer un stage en France, en dehors du CHU où il est affecté. Les étudiants ont ainsi l’opportunité (dans la majorité des cas) de faire un stage dans la spécialité de leur choix, de construire et affiner leur projet professionnel.

– Côté du CHU : Le programme permet de faire rayonner l’image du CHU d’accueil, de lui faire gagner en attractivité vis-à-vis des étudiants qui auront apprécié leur stage et qui souhaiteront revenir pour y effectuer leur internat.

En pratique, le programme Inter-CHU se caractérise par une période de dépôt de candidatures entre décembre et février. Il y a tout d’abord une sélection des étudiants en fonction du nombre de places attribuées par chaque ville. La faculté, si elle le désire, peut entièrement prendre part à cette sélection. La répartition des candidats est ensuite faite au niveau national par le délégué aux échanges nationaux de l’ANEMF pour, in fine, aboutir à l’établissement de conventions de stage, après accord des chefs de services.

Liste des villes participant au programme pour la saison 2020 (hors contexte épidémique) : Angers, Brest, Caen, Créteil, Clermont-Ferrand, Dijon, Limoges, Montpellier, Nîmes, Poitiers, Rennes, Tours, Reims, Nancy. D’autres facultés ont déjà accepté le programme pour l’année à venir.

 

Programme SCOPE (Standing Committee on Professional Exchange)

SCOPE (Standing Committee on Professional Exchange), programme d’échange de stages cliniques à l’étranger est l’un des 6 comités composant l’IFMSA (International Federation of Medical Students’ Associations).

Créé en 1951, il s’agit d’un des comités fondateurs de l’IFMSA. Ce programme réunit plus de 100 pays-membres et propose plus de 80 services différents par pays à travers le monde.

Tout étudiant du DFGSM3 au DFASM3 peut souscrire à ce programme.

Les stages cliniques proposés dans le cadre du programme SCOPE ont une durée de 4 ou 8 semaines selon les facultés, peuvent remplacer un stage validant dans le cursus de l’étudiant.

Avec SCOPE, l’étudiant fait une première sélection de pays (4 pays), qui sera suivie d’une sélection de 3 villes et 4 services. Les référents nationaux se chargent de répartir les étudiants dans un des services de leur choix. Il est donc possible d’avoir un grand nombre de combinaisons permettant à l’étudiant d’être acteur de sa formation et de trouver le stage qui lui convient. La plupart des pays requiert de savoir parler anglais (seule langue normalement exigée). Cependant, certains pays préfèrent les étudiants parlant l’espagnol (Amérique Latine), voire le français ou l’allemand pour les pays francophones et germanophones.

 

Programme SCORE (Standing Committee on Research Exchange)

SCORE (Standing Committee on Research Exchange) programme d’échange de stages de recherches à l’étranger est l’un des 6 comités de l’IFMSA (International Federation of Medical Students’ Associations).

Créé en 1991, ce programme réunit 80 pays-membres et propose plus de 3000 projets de recherche à travers le monde.  Créé après SCOPE et intégré après celui-ci en France, ce programme a encore du mal à se développer pleinement, notamment par la difficulté d’accès à la recherche au sein de de notre cursus.

Tout étudiant du DFGSM3 au DFASM3 peut souscrire à ce programme.

Le pogramme SCORE a trait aux stages de recherche à l’étranger. Ce stage d’une durée de 4 ou 8 semaines en fonction des facultés, permet de s’initier au monde de la recherche et ainsi de valider le Master 1. La principale différence avec le programme SCOPE réside dans le choix d’un projet de stage, et non d’une ville de stage. L’étudiant pourra ainsi orienter son choix en fonction de ses centres d’intérêt et ainsi s’impliquer davantage dans son stage. La recherche étant internationale, la barrière de la langue pose moins de problèmes dans la mesure où les étudiants, comme les maîtres de stage, maîtrisent l’anglais. La liste des pays envisageables est d’autant plus large.

Intérêt de ces programmes d’échanges

Ces programmes d’échanges permettent de partir à la découverte du quotidien d’étudiants en médecine à l’autre bout du monde, d’ouvrir son esprit et ainsi de vivre une expérience de vie incroyable. C’est une réelle ouverture sur le monde, pour forger le médecin de demain. De nombreux ateliers et activités ludiques sont organisés tout au long du séjour par la corporation étudiante locale. Les sujets abordés peuvent toucher à l’interculturalité, à l’éthique dans la recherche, à la recherche dans sa globalité… De plus, grâce à cette expérience, le niveau linguistique s’améliore de façon notable, qualité indispensable dans la médecine actuelle où la majorité des publications médicales sont en anglais.

Les grands principes

– Faiblesse des coûts

Les programmes SCOPE et SCORE engendrent peu de frais. Seuls les frais d’inscription au programme compris entre 35 et 65€, le transport et certains repas sont à payer. Sur place, l’étudiant sera logé et partiellement nourri (minimum un repas par jour).

– Bilatéralité et asymétrie de l’échange

Lorsque l’étudiant part, il est hébergé chez un étudiant ou dans une auberge de jeunesse. En contrepartie, il accueille un étudiant venu d’un pays souvent différent de celui dans lequel il a réalisé son stage. Il peut ainsi faire découvrir à l’étudiant étranger sa région.

– Coloration du cursus médical

Dans le cadre de la réforme du 2ème cycle des études médicales, les programmes SCOPE et SCORE sont partie intégrante de la valorisation du parcours médical.

Les démarches administratives

Pour partir en stage l’été « N », l’étudiant doit s’inscrire au programme au printemps « N-1 ». Les procédures administratives demandent rigueur et détermination, gages de qualité. Pour plus d’informations sur chaque pays, il est vivement conseillé de se connecter à www.ifmsa.org.

Stages de 3e cycle

Les stages offerts aux étudiants en médecine dans le cadre du 3e cycle des études médicales (ex-internat des hôpitaux) constituent le cœur de cette formation. Ils sont propres à chacun des DES (Diplôme d’etudes spécialisés) ouvrant aux 44 spécialités, mais également à certaines formations additionnelles (options de DES ou FST –formations spécialisées transversales-). Leur organisation résulte de que qui a été prévu par l’ensemble des textes réglementaires relatifs à la réforme du 3e cycle (R3C).

Une formation pratique

Elle vise, avec au moins une part de la formation théorique à la spécialité, à l’acquisition des compétences de toute nature, indispensables à l’exercice de la spécialité. Ces compétences ont été listées par les responsables enseignants de la spécialité, en lien avec les référentiels de métier propres à chaque DES, ou à l’exercice de surspécialités (option ou FST). Les stages sont donc exigibles dans le cadre des formations de 3e cycle et doivent donc être validés, conformément à ce que prévoient les maquettes de DES, d’options ou de FST. Dans quelque spécialité que ce soit, ils constituent donc la base d’un véritable apprentissage à l’exercice du métier propre au DES. Ils sont de ce fait organisés de façon à assurer graduellement l’acquisition des compétences propres à la spécialité et l’acquisition du savoir-faire et de l’autonomie croissante dans l’exercice du métier. Ils sont le plus souvent semestriels, parfois annuels.

Organisation de la formation pratique et des stages

Dans le cadre de l’acquisition graduelle des compétences propres à l’exercice d’une spécialité, le cursus de 3e cycle des études médicales est organisé en plusieurs phases ; la validation de chaque phase, et donc des stages qui s’y rapportent, est indispensable pour accéder à la phase de formation suivante :
Une phase initiale de un an, dite phase-socle, découpée en deux stages semestriels, l’un d’entre eux au moins étant exercé dans la spécialité du DES d’inscription de l’étudiant. Le jeune interne y fait ses premiers pas dans la spécialité et doit pouvoir y bénéficier d’un accompagnement rapproché au sein de l’équipe ou auprès du praticien qui l’accueille.
Une deuxième phase, dite d’approfondissement, d’une durée de 4 à 6 semestres, au terme de laquelle la majorité des connaissances et compétences nécessaires à l’exercice de la spécialité doivent être acquises. Les stages des deux premières phases se déroulent sous le statut de l’interne.
Une troisième phase, sauf dans le DES de Médecine générale, dite phase de consolidation. On y rentre sous réserve de validation de la phase d’approfondissement et de l’obtention du diplôme de Docteur en médecine, après soutenance de la Thèse. Sous le statut de « Docteur junior », mais sous la responsabilité juridique du responsable de terrain de stage et de l’établissement (ou de la structure) d’accueil, elle conduit en un ou deux ans (spécialités chirurgicales ou « interventionnelles ») à un exercice professionnel supervisé et progressivement autonome. Les stages y sont usuellement annuels, sauf dérogation prévue par la maquette du DES, de façon à faciliter l’insertion du jeune praticien dans une équipe professionnelle. Dans le DES de Médecine générale, cette autonomie est assurée dès la phase d’approfondissement par un stage chez le praticien en « autonomie supervisée » (SASPAS).

Différents types de stages

Les stages sont inscrits dans les maquettes des différentes spécialités. Certains sont propres à la spécialité, et obligatoires, mais d’autres, peuvent être réalisés « hors-spécialité » ou même être des stages « libres », permettant à certains internes de se construire un parcours spécifique au sein de leur DES d’inscription. Le contrat de formation, prévu par la réforme du 3e cycle, doit dessiner le parcours de l’étudiant et l’orienter dans ses choix de stage. La majorité des stages s’exercent en établissement de santé, public, mais aussi privé. Certains sont très particuliers, et sont réalisés dans d’autres structures d’accueil (autres structures de soin, Administration, Agence, entreprise…), du seul fait de la nature des DES dont ils valident le parcours, comme en Médecine du Travail ou en Santé publique. Les stages chez le praticien, déjà connus dans le DES de Médecine générale, sont appelés à se développer dans d’autres spécialités, particulièrement celles d’exercice ambulatoire prédominant (pédiatrie, gynécologie médicale, rhumatologie, etc…). Des stages mixtes (permettant la découverte de deux modalités différentes d’exercice, hospitalier et extra-hospitalier, de la même spécialité) ou des stages couplés (dans une autre spécialité, ou selon des modalités d’exercice différentes d’une spécialité) sont également possibles.
Les stages sont le plus souvent réalisés dans la subdivision d’internat de l’étudiant. Cependant des stages « hors-subdivision » peuvent être réalisés (stages « inter-CHU) soit dans la Région d’affectation, soit même hors-Région, lorsque la formation le justifie. Ils sont soumis à autorisation (avis de l’UFR et du CHU d’origine et de destination) et doivent donc être préparés dans le cadre de l’accompagnement de l’interne dans son parcours de formation. Des stages à l’étranger sont également possibles, au titre des stages « hors-région », de même que des stages de recherche.

Agréments des lieux de stage

Chacun des lieux de stage offerts à la formation, mais également les praticiens Maîtres de stages universitaires (MSU) pour les stages ambulatoires, doivent bénéficier d’un agrément au titre d’un DES. Des agréments multiples sont possibles quand le même lieu de stage est reconnu comme adapté à plusieurs formations de 3e cycle. Ces agréments doivent garantir la qualité de la formation pratique, par les activités qui y sont conduites et par la présence d’un encadrement adéquat. Les agréments sont octroyés pour une formation donnée (DES, option, FST) et par phase de formation des DES. Ils relèvent de la responsabilité de l’Université, qui doit en garantir la valeur pédagogique, et la conformité aux exigences des maquettes de formation. Ils sont octroyés en général pour une durée de cinq ans à l’issue d’une procédure d’évaluation rigoureuse d’un dossier de demande d’agrément, d’une visite sur site, et en lien étroit entre les responsables du DES et les représentants étudiants.

Choix des stages

Pour les phases socle et approfondissement des DES, le choix s’effectue par ancienneté de cursus (nombre de semestres effectués) et rang de classement aux ECN. Les disponibilités pour congé maternité, paternité, affection de longue durée, adoption, ainsi que pour année de recherche, sont prises en compte dans le calcul de l’ancienneté.
Pour le choix des terrains de stage de phase de phase de consolidation, une procédure d’appariement se substitue aux modalités de choix classique : il s’agit d’apparier au mieux d’une part les vœux d’affectation d’un interne sur des terrains de stage, en qualité de « Docteur junior », tenant compte de son parcours et de son projet professionnel et, d’autre part, le désir d’un responsable de terrain de stage d’accompagner le jeune professionnel dans la dernière étape de son parcours. La dimension contractuelle de l’affectation est ici renforcée par l’engagement mutuel des deux parties. La gestion des vœux des internes d’un même DES et des classements opérés par les responsables de terrains de stage est confiée à un algorithme qui recherche pour chaque « couple » le meilleur appariement possible et pour l’ensemble du groupe le meilleur taux de satisfaction moyen possible. La procédure doit être préparée par l’interne dans l’année qui précède l’entrée en phase de consolidation, en lien étroit avec ses responsables pédagogique (coordonnateur local du DES ou enseignant référent).
Validation des stages
Elle est indispensable à la validation de chacune des phases de formation et à la poursuite du parcours conduisant à l’octroi du DES. Elle doit permettre d’attester que l’étudiant de 3e cycle progresse normalement dans l’acquisition des compétences de la spécialité. Elle suppose un suivi attentif de l’étudiant et des entretiens formels réguliers entre celui-ci et le responsable chargé de son suivi au sein de la structure d’accueil. La validation par le responsable de terrain de stage, ou une proposition de non-validation, motivée auprès de l’étudiant, doit être partagée avec le coordonnateur local du DES et le Directeur de l’UFR. La non-validation d’un stage conduit à la réalisation par l’étudiant d’un nouveau stage.
En corollaire de l’évaluation des étudiants en stage, doit se développer l’évaluation, par les étudiants, des stages eux-mêmes, dans des conditions préservant l’anonymat, dans le but de préparer les procédures d’agrément des lieux de stage ou des MSU et de contribuer à l’amélioration de la qualité pédagogique des stages.

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